L'hommL'eL'et l'universL'

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La rupture entre l’homme et les réalités subtiles
 

   L’invisible n’a pas disparu. Il ne s’est pas retiré du monde. Ce qui a changé, ce n’est pas sa présence, mais la capacité de l’homme à le percevoir consciemment. L’erreur la plus répandue consiste à croire que l’invisible échappe à l’homme moderne parce qu’il serait devenu plus rationnel, plus intelligent ou plus avancé. L’enseignement affirme exactement l’inverse. L’invisible échappe à l’homme moderne parce que son attention est fragmentée, dispersée, tournée presque exclusivement vers l’extérieur.

   L’homme ancien ne se posait pas la question de l’existence de l’invisible. Il vivait dans une continuité naturelle entre les plans. Il observait les cycles, écoutait les silences, respectait des lois qu’il ne formulait pas toujours, mais qu’il sentait profondément. Cette perception n’était pas magique. Elle était intuitive. Elle reposait sur une relation directe avec la vie.

« L’homme percevait avant de comprendre »

   Avec le temps, cette relation s’est inversée. L’homme moderne cherche à comprendre avant de percevoir. Il exige des preuves avant l’expérience. Il veut maîtriser avant de se rendre disponible. Cette inversion a profondément modifié son rapport à la réalité.

   La perception subtile ne répond pas aux exigences de la pensée analytique. Elle obéit à d’autres lois. Elle demande de la disponibilité intérieure, du silence, une certaine lenteur. Or l’homme moderne vit dans l’accélération permanente. Son esprit est sollicité sans cesse. Son attention est fragmenté en continu.

   Ce morcellement de l’attention est l’une des causes principales de la perte de la perception de l’invisible. L’homme passe d’une pensée à une autre, d’une information à une stimulation, sans jamais se reposer intérieurement. Il vit dans un flux constant qui empêche toute profondeur.

« Là où l’attention est dispersée, la perception se ferme. »

Peter Deunov


 

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