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| L’École de la Volonté Le monde est un champ de bataille où nous sommes à la fois agresseurs et agressés, oppresseurs et opprimés. Dans le monde de la matière, nous nous incarnons pour mûrir et grandir à travers une confrontation avec le mal présent dans le monde ainsi qu’en nous-mêmes. Donc, pour demeurer libres et fidèles à nous-mêmes, il faut apprendre à lutter dans la vie avec beaucoup de force et de courage. C’est une vérité simple mais essentielle. Ce qui trouble une âme évoluée et sensible lorsqu’elle s’incarne dans ce monde, c’est d’être immédiatement confrontée au problème du mal auquel elle doit faire face (d’où les notions universelles de chute, de péché originelle et de conversion). Or, le mal, comme toutes les autres réalités existentielles, est aussi une trinité. Dans le monde physique, il se manifeste comme mensonge (distorsion de la réalité), comme agression et violence (déchirure ou sacrifice de soi-même) qui porte inévitablement à devenir étranger à soi-même et laideur (qui paralyse nos émotions et sentiments supérieurs). Nous ne pouvons vivre dans ce monde sans être agressés ou attaqués dans notre être et nos sensibilités, de quelque façon que ce soit, au niveau mental, émotif et même physique. Ici, l’enjeu est très simple mais de taille : nous définissons et créons notre propre réalité ou c’est le monde et les autres qui se chargent de la faire pour nous : nous exprimons et réalisons nos idéaux ou nous nous retrouvons aliénés et perdons ce que nous avons de plus précieux, c’est-à-dire nous-mêmes ; nous restons fidèles à nous-mêmes et à notre mission… ou bien nous perdons les deux ! Peter Roche de Coppens, Ph.D
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