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Vous pouvez être puni jusqu’à la septième génération, dit l’Écriture. Cette phrase est incompréhensible si l’on ne connait pas le mystère de la réincarnation. Physiquement, une maladie peut modifier les corps physiques pendant trois générations, sinon plus. Astralement et spirituellement cette modification peut s’étendre jusqu’à sept générations, comme le dit l’Écriture très justement. Supposons un homme chargé d’une responsabilité sociale terrible, jouant dans la société profane le rôle de juge, source, généralement, ou d’un destin affreux ou de récompenses sublimes. Supposons, de plus, que cet homme soit un sceptique, ne croyant à rien qu’au plaisir immédiat, et jugeant les autres hommes comme lui-même. Par son athéisme transcendant et sa certitude de la non-responsabilité effective de ses actes, couverts par sa situation sociale, cet homme a accumulé, au moment de sa mort, les difficultés les plus grandes pour les siens, en se disant, avec un bon sourire ; « Après moi la fin du monde. » Un pareil être a déterminé, sans le savoir, lui-même son destin ; il a voulu qu’il n’y ait pas d’autres monde, il n’y en aura pas pour lui. Il meurt âgé, entouré de la fausse considération terrestre, il n’a jamais fait de bien durant sa vie qu’à lui-même, il a été un cancer social, aussi le plan divin est-il fermé pour lui. N’ayant pas d’habitation spirituelle de l’autre coté, il se réincarne immédiatement dans un de ses petits enfants ou dans un petit enfant de pauvre, s’il n’a pas de famille lui-même. Mais généralement c’est lui-même, comme descendant de lui-même, qui vient recueillir les intérêts négatifs du capital d’épreuves qu’il a constitué. Il éprouve donc, à la seconde génération, tout ce qu’il a voulu fuir. Le petit-fils du magistrat a des instincts épouvantables, il se révolte contre tout : famille, société, religion, c’est une « forte tête ». Il accuse son ancêtre de tous les malheurs, ne sachant pas, le malheureux, que c’est lui-même qui établit son jugement. La prison, qu’il a largement distribué aux autres, s’ouvre pour lui, et c’est là que, quelquefois, un rayon céleste vient le chercher, c’est là que dans les épreuves les plus dures son esprit reprend conscience de l’existence d’un au-delà, et qu’il est peu à peu ramené vers ce plan divin qu’il avait méconnu et qu’il avait insulté. Un autre cas de réincarnation anormale assez fréquent c’est le suicide. Le suicide a été laissé à l’homme en compensation de l’oubli des existences antérieures. Si l’homme avait conscience de tout ce qu’il faut racheter, il ne voudrait même pas commencer la vie physique et se suiciderait de suite. Enfin, dans un moment de lâcheté, de folie, de désespoir, l’homme a rompu volontairement le lien qui le retenait au corps physique. Ici non plus on ne peut pas faire de règle générale : il y a des suicides du destin, qui ne déterminent aucune douleur, car c’est une terminaison normale et prévue d’une vie terrestre ; il y a des suicides dûs à la folie, pendant laquelle l’esprit est étranger à son corps (alienus) ; il y a des suicides causés par des larves astrales… et une foule d’autres cas. Sans poser de règle générale, on peut dire que l’homme qui s’est suicidé consciemment n’est pas reconnu mort mort par la Nature. C’est le terrible supplice de Tantale : il a soif, il a faim sans avoir d’organes physique pour réaliser son son désir ; il a des besoins de sommeil atroces, sans organes physiques pour reposer son esprit ; il revient, dans les moments de colère terrible, vers son corps refroidi, et, souvent, de retour dans la tombe, il entre dans son cadavre et le retourne. Il hante les réunions spirites et les centres de prière, demandant des secours à tous les coeurs compatissants, et c’est seulement le jour où le destin avait déterminé sa mort réelle que la délivrance a lieu. Dans ce cas, il peut manquer au corps physique futur l’organe que l’homme avait volontairement supprimé dans son existence antérieure, ou, tout au moins, le fonctionnement de cet organe peut-être gravement compromis. C’est ainsi que les gens qui se font sauter la cervelle peuvent naître avec des troubles cérébraux graves, de l’épilepsie, de l’idiotie, ou des retards intellectuels que le médecin terrestre ne peut expliquer. Ceux qui se sont empoisonnés naissent avec des troubles gastriques qu’aucun médicament ne peut calmer et promènent dans toute une existence terrestre la douleur constante d’un centre digestif impossible à remettre d’aplomb. Les pendus naissent difformes et bossus… Mais nous ne pouvons établir une chaîne de modifications physiques, qui serait purement imaginative. Nous avons voulu seulement indiquer ici les grandes clefs d’un mystère. Ainsi, Mesdames, si vous voulez connaître la véritable recette de la beauté actuelle et future, soyez croyantes, soyez charitables, soyez bonnes dans tous les plans, et vous reviendrez nous charmer dans des corps de plus en plus parfaits. Empêchez les suicides autour de vous, et devenez l’exemple de la résignation aux épreuves terrestres : Vous éviterez ainsi les terribles réincarnations anormales. Papus (page 45-46-47 de son livre « Réincarnation et métempsychose » |