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Non, vous ne disparaîtrez pas à la mort  
 
 
Vieillir vous fait peur ? Vous craignez de mourir et de disparaître ainsi à jamais ? Vous pouvez relaxer, car vous existerez encore après ce passage sur Terre. Vous êtes éternel, rien de moins. Vous comprendrez mieux ce que je veux dire après la lecture du texte suivant.
 
 
   Moi André, je suis un terrien anonyme, une tête parmi tant d’autres, moyennement évolué, tout simplement. Je suis conscient que d’autres sur cette Terre sont plus intelligents que moi, mais certains le sont moins également, et je suis bien à l’aise avec ça. De ma naissance en 1945 à aujourd’hui, j’ai traversé sans trop de heurts toutes sortes de chamboulements. J’ai ressenti bien sûr les empreintes de l’évolution sur notre façon de vivre à travers ces années.

 
   Notre monde est en perpétuels changements, tout semble devenir de plus en plus complexe. Le monde étant beaucoup plus ouvert que jadis, la philosophie des humains change, elle évolue. Plusieurs tabous et barrières sont tombés avec le temps, et ce n’est qu'un début. Un jour je le sais bien, je ne serai plus apte à fonctionner adéquatement dans ce monde. Je serai complètement dépassé mentalement et physiquement. Ce sera alors le temps de faire ma transition, ce que le commun des mortels appelle la mort.
 
   Depuis quelques temps, la science et la médecine se joignent pour nous faire miroiter une durée de vie beaucoup plus longue dans un avenir rapproché. Je ne crois pas toutefois que ce soit une si bonne chose que de vivre 150 ans dans un même corps physique. Peut-être en effet pourrait-t-on «
 étirer » de beaucoup la durée de vie des êtres humains, mais dans quelle condition mentale et physique finirions-nous nos jours, on peut se le demander ?
 
   Pour moi, qui ai beaucoup voyagé sur le plan astral, la mort n’existe pas vraiment. Bien sûr, le corps physique arrive un jour à échéance, mais notre contrepartie immatérielle, notre vrai
Moi, que les religions appellent l’âme, est bel et bien éternelle. L’âme ne devrait pas être perçue comme un attribut religieux, elle n’est assujettie à aucune religion. Grâce au contact étroit qu'elle entretient avec chaque atome de notre corps physique, elle archive à notre insu tout ce que nous vivons à travers nos multiples incarnations. Cette mémoire cumulative nous accompagne depuis le tout début du monde, et escortera nos corps physiques éternellement.
 
   Quand vient l’heure de la mort, nous retournons pour ainsi dire «
 à la maison ». C’est l’heure de l’évaluation périodique. La mort ne devrait pas être perçue non plus comme un événement triste. Bien sûr elle l’est pour ceux qui perdent un proche, mais pour celui qui fait son passage dans l’autre monde, il n’y a rien de triste dans ça, bien au contraire. Le défunt accède à un monde bien plus vivant que l’actuel monde matériel, tout en gardant la possibilité de jeter un coup d’œil sur Terre s’il le désire. Nous avons vécu la mort des centaines de fois auparavant, l’âme y est famillière. On peut penser que la naissance a toutes les chances d’être plus traumatisante que la mort pour l’âme humaine.
 
   À notre décès nous rejoignons le plan suivant, le plan astral. C’est à ce niveau qu’une minutieuse évaluation de l’œuvre acccomplie durant la dernière incarnation s’amorce. Nos religions appellent cette étape le purgatoire, car ici l’ego se retire graduellement, tandis que la conscience reprend le contrôle. On ne peut plus à partir de ce moment se faire de cachettes. Nous risquons alors de regretter amèrement nos mauvais comportements et nos faiblesses vécus durant notre dernière incarnation. Dans ce monde invisible, nous ne faisons qu’analyser notre vie passée, nous ne pouvons y apporter aucun correctif. C’est sur Terre, avec notre corps physique, que le travail se fait, et pas après la mort.
 
   Par la suite, nous nous donnons des objectifs à courts et à longs termes pour la prochaine descente sur Terre. Dans ce «
 ciel », nous avons une vue d’ensemble de notre cheminement depuis le tout début de l’odyssée où nous n’étions qu’une simple bactérie. Cette rétrospective nous guide pour assurer une cohésion et une continuité dans nos expériences. Ce prélude dans l'astral est une étape nécessaire en attendant de séjourner dans le vrai monde de la mort. Dans tous nos pèlerinages sur Terre, nous ne pouvons brûler d’étapes, l’incarnation suivante sera la suite exacte et logique de l’incarnation précédente. Donc si vous voulez être violoniste dans votre prochaine vie, commencez à pratiquer tout de suite.
 
   Suite à ce séjour sur le plan astral, nous séjournons «
 un certain temps » dans le vrai monde de la mort. Comprenons bien que personne ne peut savoir exactement ce qui se passe réellement dans ce monde de la mort, car il faut être mort pour y accéder. Certains mystiques peuvent voyager sur le plan astral, et même sur le plan mental assez facilement, mais en aucune circonstance ils ne pénétreront de leur vivant dans le monde de la mort. Ceux qui prétendent y avoir accès, sont victimes des illusions de l’astral.
 
   Et nous voilà prêts à revenir sur Terre une fois de plus, muni d’une trousse d’outils légèrement différente, mais toujours dans une parfaite continuité. Nous atterirons probablement pas très loin de notre dernière incarnation, entourés de certaines âmes qui nous sont proches mais que nous ne reconnaissons pas. Pourtant, nous avons parfois l’impression d’avoir un lien invisible avec des personnes qui nous entourent. Nous ressentons une affinité inexplicable. Ce sentiment restera probablement sans réponse pour la durée de notre passage sur Terre.
 
   Quelques Grandes Âmes qui auront maîtrisé l'ensemble des expériences dédié à ce plan d'existence n’auront plus à se réincarner sur Terre. Ils évolueront désormais sur des plans supérieurs au nôtre. Dans un élan d’humilité et de charité, certains d'entre eux choisiront de revenir ici-bas pour guider leurs frères terriens. Peu d’humains toutefois atteignent ce stade d’évolution avancé, la majorité des humains auront à se réincarner plusieurs fois encore sur ce plan terrestre.
 
   Comme nous le disions, notre prochaine incarnation se fera sûrement encore sur la planète Terre, puisque ce champ d’expérimentation convient très bien pour le niveau actuel «
 d’instruction » de la plupart des âmes qui se retrouvent ici actuellement. Le grade ou le titre que nous avons présentement, ne représente en aucune façon notre niveau d’évolution. Disons comme exemple simpliste, que si nous avons atteint le titre de caporal dans l’armée, ça ne veut pas dire que nous reviendrons comme colonel pour l’incarnation suivante.
 
   Tout de suite après la naissance dans ce monde matériel, nous savons intuitivement nous orienter en tenant compte de nos Objectifs de Vie. Remarquez que nous ne choisissons pas nécessairement la facilité, bien au contraire parfois. Souvent hélas, nous apprenons plus dans l’adversité que dans la facilité. L’âme, contrairement à l’ego, n’a pas peur d’affronter les problèmes. Elle comprend qu’elle peut en tirer des leçons indispensables pour sa démarche évolutive. Ce qui est acquis restera gravé en elle pour l’éternité, et c’est ce qui importe.
 
   À notre retour sur Terre, le contexte aura quelque peu changé depuis notre dernier passage dans ce monde, mais le corps qui nous sera octroyé sera adapté à son époque. Et l’âme elle, sait très bien à quoi s’attendre avant de se réincarner ici, elle s’y est préparée. J’aimerais bien vous dire que nous faisons un pas de géant à chaque incarnation, mais hélas, c’est rarement le cas. La plupart du temps nous progressons tout de même d’un cran d’une incarnation à l’autre. Chacun chemine à son propre rythme en fait. Il se peut même que nous ayons le sentiment parfois d’avoir régressé, mais c’est impossible. L’évolution c’est infailliblement ascendant, mais parfois en dents de scie. 
 
   On entend parfois parler de personnes qui arriveraient sur Terre avec un soi-disant «
 don », un talent quelquonque qui sort de l’ordinaire. Foutaise, il n’y a pas de dons. Ce que nous possédons à notre arrivée sur Terre nous appartient, nous l’avons développé, mérité à force de travail acharné sur nous-mêmes. À travers de multiples incarnations, nous poursuivons parfois un même objectif qui nous tient à cœur. Le résultat peut ressembler à un don, mais dans ce domaine, les cadeaux n’existent pas.
 
   La durée de nos incarnations sur Terre est variable, certaines incarnations ne durent que quelques jours, voir quelques heures, tandis que d’autres s’étireront peut-être jusqu’à 100 ans. Le temps n’a aucune importance, c’est seulement l’objectif à atteindre qui compte. C’est la même chose dans l’autre monde, certains y feront un séjour éclair, tandis que d’autres y passeront des siècles avant de se réincarner. De toute façon, notre âme prendra l’éternité avant d’atteindre son Ultime But.
 
   Le choix des expériences, la durée des incarnations, le milieu où nous naissons, etc., s’ont-ils dus simplement à un choix que nous faisons, ou est-ce qu’une Logique Suprême y est aussi impliquée
 ? Existe-t-il un Bon Sens Cosmique qui dépasse la compréhension humaine, et que nous arrivons à capter seulement lors de nos séjours dans l’autre monde ? D’une certaine façon, on pourrait dire oui, mais le sujet s’avère toutefois trop complexe pour l’aborder ici.
 
   Et c'est le retour sur Terre. Déjà au berceau, les parents trouvent leurs enfants «
 brillants ». Et ils ont raison la plupart du temps. L’évolution, et l’époque actuelle particulièrement, suggèrent que ceux qui naissent de nos jours devraient même être plus éveillés qu’eux. Quand des enfants naissent plus lucides que leurs parents, la conjoncture risque de ne pas toujours être facile à gérer. Ça demande d’abord beaucoup de modestie de la part des parents pour admettre ce fait, et beaucoup de compréhension également pour laisser ses enfants s’épanouir selon leurs propres critères.
 
   Bientôt sur cette Terre, le phénomène de la réincarnation sera généralement accepté. Les gens comprendront mieux alors que la mort n’est qu’une étape du Grand Jeu. Les religions auront disparues, et la science possèdera de meilleurs outils pour expliquer aux humains leur rôle dans la «
 Création ». Grâce aux progrès faits en mécanique quantique, les scientifiques n’auront bientôt d’autres choix que de déplafonner et d’admettre la présence d’un monde invisible, par delà le monde matériel, un monde qui nous accueille entre nos multiples passages sur Terre.
 
   Le phénomène de la mort étant mieux apprivoisé, le passage dans l’Au-delà en sera par le fait même facilité. C’est la peur du néant ou des sévices de l’enfer qui rend parfois cette étape difficille. Toute peur engage des mécanismes de défense souvent exagérés. À l’avenir, on saura ou s’en va après notre passage sur Terre, et on comprendra mieux également ce que l’on va y faire.
 
   Ah oui, en passant, ce ciel qui nous accueille à l’heure de la mort n’est pas le «
 vrai ciel », loin de là. Ça ne fait que nous donner une idée de la Grandeur de ce que nous vivrons plus tard. Bien sûr c’est majestueux, grandiose, et tout ce que vous voulez. On n’a jamais rien vu d’aussi beau. C’est peut-être qu’on n’a pas vu grand-chose à date. Le vrai ciel, nous avons des croûtes à manger avant d’y accéder.
 
André A. Bernier
 
 

Et surtout n'oubliez pas...

La connaissance n'a de valeur que si elle est appliquée dans la vie



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