L'hommL'eL'et l'universL'

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DÉVELOPPER UNE SOCIÉTÉ CENTRÉE SUR LE POTENTIEL HUMAIN 

 

À quoi ressemblerait notre société si le développement du potentiel humain était véritablement au centre de nos choix de civilisation ?
Pas les profits.
Pas le contrôle.
Pas l'obéissance.
Pas maintenir les gens assez petits pour les diriger d’en haut.
Mais le potentiel humain.

Que se passerait-il si les enfants n’étaient pas entrainés à mémoriser le monde tel qu'il est, mais plutôt à reconnaître le monde qu'ils sont venus transformer ?

Que se passerait-il si les écoles se souciaient moins de vérifier si les jeunes suivent bien les consignes, et plus de la forme d’intelligence qui cherche à s'épanouir en eux ?

Certains enfants sont des poètes avant même qu'on les corrige.
Certains sont des ingénieurs avant même qu'on les mesure.
Certains sont des soignants avant même qu’on ne leur apprenne à douter de leurs mains et de leur coeur.
Certains sont des visionnaires avant même que les adultes confondent leur imagination pour de la distraction.

Au lieu d'étudier la complexe architecture de l'âme et de l’esprit humains,
nous réduisons le plus souvent les gens à des systèmes.
Notes.
Étiquettes.
Carrières.
Religions.
Nationalités.
Tribus politiques.
Indices de productivité.

Les structures, politiques et processus qui construisent nos systèmes amènent de l’ordre. Servent la prévisibilité.
Cela ne suffit pas à les faire fonctionner sainement. À insuffler la vie dedans. 
Les êtres humains, y amènent leur sensibilité, leur profondeur émotionnelle, leurs forces et leur potentiel créateur unique.
Lorsque nous réduisons les humains à de simples ressources ou à des chiffres dans une base de données, nous nous déconnectons du sens fondamental du mot « croissance » et de nous-mêmes.
Ensuite, on s'étonne qu’autant de personnes se sentent étrangers dans leur propre vie et flétrissent. 

Une civilisation centrée sur le potentiel humain n'exigerait pas d'abord que les gens soient utiles (au système).
Elle leur demanderait de s’épanouir pleinement.
Car les êtres humains épanouis ont moins besoin d'être contrôlés.
Les êtres humains épanouis sont plus difficiles à manipuler.
Les êtres humains épanouis n'ont pas besoin de guerres sans fin pour se sentir puissants.
Ni de consommation effrénée pour se sentir vivants.
Ni d'approbation constante pour savoir qu'ils existent.
Ils créent autrement.
Ils aiment autrement.
Ils dirigent autrement.
Ils expriment leurs désaccords autrement.

Un monde centré sur l’actualisation du potentiel n'effacerait pas les structures existantes.
Il repenserait les structures autour du principe d’éveil.
L'éducation intégrerait l'intelligence émotionnelle.
La technologie serait au service de la conscience plutôt que de la dépendance.
La médecine soignerait le corps sans négliger l'âme et l’esprit.
Le leadership serait soutenu par la conscience de soi, et non seulement l’ambition.
Le succès ne signifierait plus se cacher de soi-même en public. 
Et la gouvernance aussi s'allégerait,
car les personnes qui choisissent de se connaître, elles-mêmes, n'ont plus besoin d'être dirigées de la même manière.

Et si c’était l'avenir que nous étions invités à créer aujourd’hui ?
Non pas un monde parfait.
Mais un monde plus conscient.
Un monde où l'humanité cesse de se demander :
« Comment garder les gens sous contrôle ? »
et qui se demande enfin :
« Que se passe-t-il lorsqu’on cesse d'étouffer le potentiel extraordinaire qui sommeille en chacun ? »
Car la prochaine civilisation ne sera pas bâtie par des humains plus obéissants.
Elle sera bâtie par des êtres plus éveillés. 

Johanne Bernier

 

 
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